Ski alpin En raison de la fermeture précipitée, la station du Lioran (Cantal) perd 15 % de son chiffre d’affaires

Alors que la neige avait blanchi pas mal de pistes début mars, le Lioran a dû arrêter son activité, conformément aux décisions du gouvernement pour lutter contre le coronavirus, au soir du 14 mars. Pour les gestionnaires de la station, qui devait officiellement fermer le 29 mars, l’important était de protéger les skieurs et le personnel face à l’épidémie. Néanmoins, le domaine skiable enregistre un manque à gagner.

Depuis l’arrêt des activités non essentielles dans le pays et le confinement général, la station de ski cantalienne s’est figée. « C’est assez inouï et surprenant comme situation », mesure Pierre Leduc, directeur de la Saem Super Lioran Développement, pour qui il était primordial de protéger personnel et skieurs face à la propagation du virus.

Un manque à gagner de 15 %

Amputé de deux semaines d’ouverture, le domaine skiable, qui devait fermer ses pistes le 29 mars, a subi un manque à gagner. « C’est une période très appréciée par les skieurs locaux. Ils n’ont pas pu en profiter », résume le directeur, qui évoque une perte de 15 % sur le chiffre d’affaires, déjà malmené par une météo très défavorable à l’activité des sports d’hiver depuis décembre et l’ouverture des sites.

« C’est une saison historiquement compliquée au Lioran »

Pierre Leduc (Directeur général de la Saem Super Lioran développement)


Néanmoins, la Saem s’est adaptée à la situation. Le personnel lié au terrain se retrouve en chômage partiel, tandis que six salariés des services administratifs font du télétravail partiel. Le directeur lui est présent sur le site. Et le chef d’exploitation passe de temps en temps. 
« Quand on nous a annoncé la fermeture, on s’est empressé de mettre nos installations en sécurité et on a démonté une partie du matériel sur les pistes… »

Protéger les salariés

Désormais, le Lioran est à l’arrêt. « C’est difficile d’effectuer une opération de maintenance sur une remontée mécanique en se tenant à un mètre l’un de l’autre. Pas question d’aller travailler tout seul sur un pylône. Être à deux dans un véhicule, ce n’est pas possible. Ce n’était pas possible en réalité de maintenir une activité. La priorité est de respecter les mesures barrières. Il est hors de question que je fasse prendre des risques à mes salariés ! », insiste le directeur, qui attend la nouvelle organisation et les bonnes pratiques en cours de réflexion au sein de Domaines skiables de France (la chambre professionnelle des opérateurs de domaines skiables).

La saison d’après…

Pour l’instant, la station n’a pas pris de retard dans son calendrier de travail. Dès qu’il sera possible, la Saem reprendra la maintenance des équipements de manière à être prête pour l’ouverture estivale. Toutefois, comme tout un chacun, difficile pour Pierre Leduc d’imaginer ce que sera demain mais il veut rester optimiste. « C’est un événement les plus marquants de ce début de siècle. Forcément, des choses vont en découler. Rien n’est perdu. Au sortir de cette période, les gens vont être avides de grand air et peut-être plus des destinations de proximité.  Je ne suis pas persuadé que cela sonne le glas pour notre activité ! »

En attendant une éventuelle reprise, le directeur monte actuellement les dossiers pour demander le report des charges dans le cadre de la procédure de sauvegarde des entreprises mise en place par le gouvernement. Tout en comptant sur cette bouffée d’oxygène pour les comptes de la Saem Super Lioran Développement, Pierre Leduc se penche déjà sur les prochaines saisons. « Des choses se mettent en place pour cet été, et on prépare l’avenir. On ne lâche pas. »

Chemcha Rabhi

https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/loisirs/en-raison-de-la-fermeture-precipitee-la-station-du-lioran-cantal-perd-15-de-son-chiffre-daffaires_13773921/

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