Henri Mondor est un médecin français

Henri Mondor est un médecin français,
chirurgien et historien de la littérature né le 20 mai 1885 à Saint-Cernin (Cantal)
et mort le 6 avril 1962 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

Brillant chirurgien, il est l’auteur d’un fameux Diagnostics urgents de l’abdomen (1928),
de notoriété mondiale et constamment ré-édité jusqu’en 1979.
Passionné de littérature, notamment pour le poète Stéphane Mallarmé,
il fut également dessinateur et, reconnu pour son savoir en étant élu à quatre académies.

Le nom d’Henri Mondor a été donné à divers hôpitaux :

le CHU Henri-Mondor de Créteil ;
l’établissement hospitalier public d’Aurillac

Henri Jean Justin Mondor est originaire de Saint-Cernin dans le Cantal, où son père Jacques Armand Mondor est le directeur de l’école primaire.
Sa mère est Jeanne Agnès Vidal1.

Durant son enfance, il vit dans un milieu familial favorable à l’acquisition des connaissances, à l’apprentissage d’une discipline dans le travail
et au culte de la langue française. Ces valeurs sont le fondement de la personnalité d’Henri Mondor, qui les suivra tout au long de sa vie.

Il fait ses études au lycée Émile Duclaux à Aurillac, où il excelle dans toutes les disciplines.
Après d’excellentes études, il a le choix du parcours professionnel.
Rebuté par l’idée de suivre la même voie que son père, et fortement influencé par sa mère qui veut le voir progresser dans l’échelle sociale,
il s’oriente vers la médecine.

En 1903, Henri Mondor rejoint la capitale pour suivre ses études à la faculté de médecine.
C’est là qu’il se lie d’amitié avec un condisciple, Georges Duhamel.
En 1906, il est reçu premier au concours de l’externat.
En 1909, il est reçu au concours de l’internat des hôpitaux de Paris, en deuxième position dans une promotion de 55 nouveaux internes.
En 1913, il est interne médaille d’or en chirurgie.

Durant la Première Guerre mondiale, il est engagé volontaire en 1914 comme infirmier de 2e classe.
Il fait la guerre à Verdun, en Italie et sur le front de Champagne.
Il est reçu docteur en 1915 et termine la guerre comme médecin aide-major

En 1920, il est chirurgien des hôpitaux et agrégé de chirurgie en 1923.

Il est chef de service à l’hôpital Broussais (1932) puis à Bichat (1933), et enfin à l’Hôtel-Dieu (1941).

Entre les deux guerres, durant plus de vingt ans de pratique, Henri Mondor opère deux à trois patients par jour.
Dans son service, le matin, il enseigne les règles et les gestes de la chirurgie mais aussi la compréhension et la compassion à l’égard des malades.
Il a le souci de tenir compte de la responsabilité médicale.

Sous l’Occupation, il est dénoncé comme médecin juif dans une liste publiée par l’hebdomadaire Au Pilori du 16 août 1940,
sous le titre « Boycottons les salopards ». Il ne dément pas cette accusation pourtant erronée ;
mais la semaine suivante, Au Pilori du 23 août signale avoir reçu la réponse de 6 professeurs de cette liste, dont Henri Mondor, déclarant ne pas être juifs.

En 1953, il est médecin du centre de traitement des tumeurs à la Salpêtrière.

En 1955, il est professeur honoraire, et en 1956, chirurgien honoraire des hôpitaux.

Il venait régulièrement, en famille, en villégiature à Saint-Honoré-les-Bains.
Henri Mondor est mort en avril 1962, à l’hôpital américain de Paris à Neuilly-sur-Seine.
Il est inhumé dans le caveau familial du cimetière d’Aurillac.

Son œuvre majeure est Diagnostics urgents de l’abdomen qui, par l’écriture et le style, porte la pathologie chirurgicale digestive
au niveau d’une œuvre littéraire. C’est un « raisonnement lumineux » allié à un « style alerte et châtié, un sens des situations qui maintient constamment
l’intérêt ». La première édition parait en 1928, et celle de 1930 est vendue à 30 000 exemplaires. L’ouvrage connaitra dix éditions jusqu’en 1979.
Il est traduit notamment en russe, néerlandais, espagnol… C’est l’un des ouvrages médicaux français du XXe siècle les plus lus et les plus diffusés dans le monde.

Son autre livre célèbre est Les avortements mortels publié en 1935.
Mondor fait une étude complète et détaillée de toutes les techniques utilisées au cours des avortements clandestins à Paris dans les années 1920-1940,
et de toutes les pathologies graves ou mortelles qui en découlent. « C’est par excellence le livre de référence pour toute étude historique sur l’avortement clandestin ».

Il est l’auteur d’ouvrages sur l’histoire de la médecine, notamment de biographies sur Dupuytren, Pasteur, Leriche…
En 1949, il réalise une histoire conjointe de l’anatomie et de la chirurgie Anatomistes et chirurgiens

Henri Mondor ne fut pas seulement un chirurgien mais aussi un littérateur9 avec une vingtaine de publications sur le monde médical et sur le poète Stéphane Mallarmé. Il fut, au côté de Paul Claudel et d’André Maurois, membre du comité de rédaction de la revue L’Échauguette.

Également artiste, son don pour le dessin, qui s’exprima dès le lycée, lui a valu des prix. La rose et les coquillages étaient son support de prédilection pour cet art. Il a également illustré des livres de Georges Duhamel et de Paul Valéry.

Découvreur de très jeunes talents, c’est sur sa convaincante intervention auprès des parents de Jean Labellie que celui-ci a pu suivre des études d’arts plastiques
et devenir un nom connu de la peinture abstraite. Le philosophe Alain lui dédia ses Lettres sur le sujet du Cœur et de l’Esprit (1924).
En 1960, il écrit la notice biographique aux œuvres complètes de Céline dans la Pléiade.
Truffée d’erreurs, elle reprend parfois mot pour mot les éléments dictés par l’écrivain au cours de leurs échanges épistolaires

Honneurs et Distinctions
Titres

1930 : secrétaire de l'Association nationale de chirurgie.
1939-40 : secrétaire national de l'Académie nationale de chirurgie.
1941-1955 : professeur de clinique chirurgicale.

Henri Mondor est multi-académicien :

1926 : Académie de Chirurgie.
1945 : Académie nationale de médecine.
1946 : Académie française.
1961 : Académie des sciences.

Décorations

Grand officier de la Légion d'honneur (1956).
Commandeur de l'ordre des Arts et des Lettres.
Commandeur des Palmes académiques.
Commandeur de l’ordre de la Santé publique.

Pour le cinquantenaire de sa disparition, en avril 2012, le Musée d’art et d’archéologie d’Aurillac a présenté
une exposition-hommage intitulée Henri Mondor, l’éthique d’une vie.

Henri Mondor a laissé son nom à :

Arcade bordante de Mondor : segment artériel reliant la branche descendante de l'artère colique gauche supérieure 
et la branche ascendante de l'artère sous-jacente.

Maladie de Mondor : thrombophlébite en cordon de la paroi thoracique (inflammation douloureuse des veines superficielles).
Signe de Mondor : distension jugulaire intermittente apparaissant en position couchée, lors des plaies du cœur (hémopéricarde compressif).

L’appellation « signe de Mondor » peut aussi désigner :

L'ecchymose plantaire de la fracture du calcanéum.
L'attraction homolatérale de l'utérus dans la torsion tubaire (complication d'une tumeur de l'ovaire, par exemple ).
La crépitation sanguine profonde des hématomes spontanés du périnée.

Source Wikipédia

https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Mondor

https://en.wikipedia.org/wiki/Henri_Mondor

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