Dans le Cantal, le confinement peut permettre de participer à un programme scientifique… sur le réchauffement climatique

Vous avez un grand jardin, quelques arbres, et beaucoup de temps pour les observer seuls avec vos enfants avec le confinement ? Vous pouvez peut-être participer au programme Phénoclim, qui étudie le réchauffement climatique en montagne…

Le CPIE de Haute-Auvergne devait faire des animations en ce printemps pour recruter des observateurs au programme Phénoclim, qui étudie l’impact du changement climatique sur le cycle des saisons. Loupé. L’interdiction de rassemblement est passée par là, et les techniciens n’ont plus accès au public.

« A » comme alyte accoucheur, « P » comme pédagogie : l’Atlas de la biodiversité d’Aurillac en sept lettres

Mais tout n’est pas perdu : si le CPIE de Haute-Auvergne ne peut plus prendre le temps d’accompagner le public, les observations sont, elles, toujours possibles en respectant strictement le cadre du confinement.

C’est un peu plus compliqué pour les gens de se l’approprier seul, explique Evea Mautret, du CPIE de la Haute-Auvergne, basée à Aurillac. Mais il y a des observations qui peuvent se faire dans le jardin, ou à proximité immédiate de la maison

Le programme, lancé par le Centre de recherches sur les écosystèmes d’altitude du Mont-Blanc, existe depuis 2004, et s’étend à travers la France, et donc le Cantal, avec le CPIE comme relais local, toujours sur le même principe : la participation citoyenne.
Dans les jardins

« L’intérêt, c’est qu’avec les données recueillies, ils peuvent calculer un indice de printemps, qui permet de savoir s’il avance ou s’il recule, continue la technicienne. C’est très concret, ils font quelques choses des données qui leurs sont envoyées : dans les Alpes, ils ont pu voir que le frêne avait gagné 6,5 jours en dix ans… »
Connaître l’impact du changement climatique

Très concrètement, Phénoclim s’intéresse à 13 espèces. Hors de question d’aller chercher les hêtres ou le pin sylvestre dans nos montagnes, mais certaines sont communes dans les jardins, comme le lilas, ou encore le noisetier. Le public, lui, est chargé d’observer les étapes clefs du printemps dans leur développement (apparition des feuilles, des bourgeons…), une démarche qui peut se faire seul, ou dans le cadre du foyer.
Plusieurs tutoriels disponibles

Première étape : il suffit de s’inscrire sur le site Internet dédié, et de télécharger quelques documents. Le premier est la fiche protocole : c’est ce qui permet de savoir quelles sont les espèces concernées par l’étude, et comment y participer. Le second, ce sont les fiches espèces, qui vous permettront de reconnaître les arbres à observer. Enfin, il existe un calendrier d’observation, pour savoir quoi observer, et à quel moment. Le point positif : tout est expliqué ici, en vidéo.

Pour participer, il faudra déterminer l’espace que vous observerez, puis rentrer régulièrement vos observations. Plus il y aura de données recueillies, plus les données seront précises, et permettront, dans le temps, de mieux connaître les réactions de notre environnement face au réchauffement climatique.

Pierre Chambaud

https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/actualites/dans-le-cantal-le-confinement-peut-permettre-de-participer-a-un-programme-scientifique-sur-le-rechauffement-climatique_13767816/

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