Cantal. Salon de l’agriculture : portrait d’un agriculteur de Pleaux et de son taureau « Montaigne »

Le Salon de l’agriculture, qui cette année durera du 22 février au 1er mars 2020, est un moment crucial pour bon nombre d’agriculteurs. L’occasion de défendre son savoir-faire et les couleurs de son territoire et surtout, de se faire connaître. Cette année, le GAEC Enroussou situé à Pleaux, compte bien rafler la mise dans la catégorie des taureaux âgés avec une bête impressionnante, Montaigne.

Ce « beau bébé », un taureau Salers, est déjà habitué des concours. Comme l’indique Gabriel Deyral, du GAEC Enroussou, Montaigne : « a déjà participé au Salon en 2019 dans la catégorie taureau jeune, où il a fini 2ème sur 4. En octobre 2019, à Cournon, il a terminé 1er sur 9. Cette année, il va concourir dans la catégorie taureau âgé, où 6 compétiteurs sont inscrits ».

Le salon c’est un moment très important pour nous 

Avec déjà 7 participations au Salon à son actif, dont une première participation en 1999, Gabriel Deyral a décidé cette année de passer le flambeau à son fils, Jonathan : « Cela fait quatre ans que nous travaillons ensemble au GAEC, il est ouvrier agricole depuis 15 ans. Vu que je connais bien le salon, c’est lui qui ira cette année. En plus, il faut bien que quelqu’un reste à la ferme, car le travail continue ! ». En effet, le GAEC Enroussou dispose de 90 vaches Salers, 30 abondances pour le lait et également plus de 20 génisses. Un cheptel conséquent qui demande beaucoup d’attention : « Le salon c’est un moment très important pour nous, mais il ne faut pas non plus négliger l’exploitation qui doit continuer de tourner » souligne Gabriel Deyral.

Une vraie passion

Pour Gabriel et Jonathan, le Salon de l’agriculture et les concours qui y sont rattachés sont une vraie passion. C’est l’occasion pour eux : « de sortir du lot, de voir les collègues et de passer un bon moment à la capitale ». Malgré ces bons moments, l’organisation pour participer au salon est chronophage. Les bêtes sont parties ce jeudi 20 février 2020 par camion à Paris : « Nous avons rendez-vous à la station du Fau, où plusieurs bêtes seront regroupées pour partir à Paris. Ensuite, une fois sur place, un box nous est attitrés pendant toute la durée du salon ».

Long travail en amont

En amont, c’est un long travail de préparation qui est nécessaire. Jonathan Deyral explique : « que pour certaines bêtes, on décèle un fort potentiel dès la naissance. Pour Montaigne, c’est un taureau que nous préparons depuis quatre ans. Son alimentation est contrôlée, et nous travaillons aussi sa démarche, sa posture, même si pour ça nous n’avons pas eu trop de problèmes avec lui ». En effet, pendant la séance photo que nous avons réalisée, Montaigne, s’est prêté au jeu, en « bombant » le torse et en regardant bien l’objectif.

La préparation

La préparation, c’est aussi avant le concours, une fois à Paris. Pour Montaigne, la date est fixée au mercredi 26 février 2020 , dans l’après-midi : « Le jour même, il faudra bien le laver, le brosser. Son poil rouge doit bien briller et ses cornes être les plus blanches possible. En intérieur, on applique aussi parfois des paillettes pour accentuer l’aspect brillant. Après chacun à sa petite astuce pour faire ressortir son taureau » sourit le jeune homme. Pendant le concours, de nombreux critères seront contrôlés, comme la démarche, la musculature, sa prestance…

Une chose est claire, le GAEC Enroussou vise la première place. Un titre qui offre de nombreux débouchés, comme l’explique Gabriel Deyral : « C’est un travail de longue haleine qui est récompensé par une meilleure visibilité de l’exploitation et qui nous permet d’être reconnus au niveau national. Cela nous a même permis dernièrement, suite à nos précédentes participations, de réaliser des ventes en Angleterre ».

Une découverte de la capitale

En marge du salon et du concours, la montée sur Paris est aussi une expérience forte pour Jonathan Deyral : « Je ne suis monté sur Paris que trois ou quatre jours dans toute ma vie. C’est un peu bizarre de me dire que je vais monter à la capitale. J’ai un peu d’appréhension, mais je me concentre surtout sur le concours. Car en l’espace de deux heures, c’est plus d’un an de travail qui va être jugé ».

Pratique : Cette année, le restaurant Cantal du salon sera entièrement géré par Thierry Perbet. Une soirée « Auvergne » est également prévue au salon, le mardi 25 février 2020.

https://actu.fr/societe/cantal-salon-agriculture-portrait-agriculteur-pleaux-taureau-montaigne_31610006.html?fbclid=IwAR0SH2wXRcXKGKX2UifrFOjSwejNIiN4P_zpFRCSWkVZaW-Z4DUhCRyZLHI

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