Fabriquée à Aurillac (Cantal), une couette Abeil désignée « Produit de l’année 2020 »

Quelle marque ne rêve-t-elle pas de placer ses innovations sous les feux de la rampe ? Une couette de la marque Abeil, société basée à Aurillac (Cantal), vient d’être élue « Produit de l’année 2020 ».

«Chaude, douce, gonflante et souple pour un confort incomparable. » Entièrement fabriquée à Aurillac (Cantal) par la société Abeil, la couette Aerelle Soft Flex vient d’être élue « Produit de l’année 2020 ». Vous savez, les produits estampillés du fameux logo rouge qui attirent l’œil du consommateur, on les croise dans les rayons de nos supermarchés. C’est une première pour la société installée depuis 1870 dans le Cantal.
Basée depuis 1870 dans le Cantal

L’entreprise a fabriqué pendant un siècle des couvertures et des couvre-lits, avant de lancer sur le marché français un édredon synthétique, à base de fibres polyester cardées, dans les années 1970, dont elle est aujourd’hui l’un des leaders du marché en France. Depuis les années 2000, cette PME familiale est passée dans le giron du groupe allemand Eurocomfort, spécialisé dans des matelas et des accessoires de literie voisins de ceux produits par Abeil, avec des complémentarités de gammes.

Un panel de 10.000 consommateurs

Pour obtenir cette distinction, Abeil a mis en avant son savoir-faire et sa fabrication française, avec une couette proposant un garnissage spécifique en fibres 100 % Aerelle® Soft Flex, « très gonflant, très doux et avec un aspect duvet », garanti sans substance nocive. Un choix payant pour cette nouvelle collection lancée fin 2019 puisque la couette a séduit un panel de près de 10.000 consommateurs.

our Hervé Venzac, directeur général d’Abeil, ce prix est également un argument marketing.

« C’est un gage de qualité pour nos clients mais aussi pour nos distributeurs. Nous espérons que cette distinction va nous permettre d’être mieux référencés via les centrales d’achats de la grande distribution comme les supermarchés et hypermarchés. »

Hervé Venzac (Directeur général d’Abeil)
E-commerce et grande distribution

Depuis 2013, Abeil, jusqu’alors habituée à traiter avec la grande distribution sous des marques de distributeur, s’est tournée, en son nom propre, vers le commerce en ligne (Amazon, Cdiscount…).

Après avoir tâtonné, le fabricant de couettes et d’oreillers a accéléré sa démarche ces dernières années. « Le e-commerce est important pour nous, on s’est lancés à sa conquête avec des perspectives de croissance », avance Hervé Venzac. Aujourd’hui, les ventes sur Internet représentent 30-35 % du chiffre d’affaires de la société (9 M€ en 2018).

« L’an dernier, nous avons connu une forte progression, de l’ordre de 25-30 % sur la partie commerce en ligne, et nous avons également de bonnes perspectives pour 2020. »

Et avec sa couette « Produit de l’année 2020 », Abeil devrait également être mise en avant dans les grandes surfaces au cours de l’année et retrouver une visibilité. Car depuis l’an dernier, la société travaille à améliorer sa marque au niveau national. Lorsqu’Abeil passe par le commerce interentreprises (B to B) et qu’elle fournit une grande surface, son nom n’apparaît pas. Or là, via les centrales d’achats, elle « pourra vendre du haut de gamme et valoriser la marque ». L’un de ses objectifs 2020.

Emmanuel Tremet

https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/actualites/fabriquee-a-aurillac-cantal-une-couette-abeil-designee-produit-de-lannee-2020_13741542/#refresh


La société Abeil, spécialiste des couettes et oreillers, va s’étendre sur Aurillac

https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/actualites/la-societe-abeil-specialiste-des-couettes-et-oreillers-va-s-etendre-sur-aurillac_12265847/

En réalisant une extension de ses bâtiments à Aurillac (Cantal) Abeil, qui fabrique des couettes et des oreillers, veut répondre au développement du commerce en ligne.

Six ans après son rachat, Abeil, entreprise aurillacoise plus que centenaire, va mieux. Installé dans la préfecture depuis 1870, le petit fabricant de couvertures en laine est devenu l’un des leaders de la couette synthétique. Une success story qui aurait pu mal se terminer en 2008, quand cette PME a connu des difficultés financières.

En 2011, après un redressement judiciaire, elle est cédée, pour 300.000 €, au groupe allemand Eurocomfort, spécialisé dans des matelas et des accessoires de literie voisins de ceux produits par Abeil, avec des complémentarités de gammes.

Aujourd’hui, Thomas Busskamp, le PDG d’Eurocomfort, a décidé de miser sur Aurillac et le Cantal pour se développer. En 2017, au cours du premier semestre si tout va bien, Abeil va réaliser une extension des bâtiments existants, dans la zone du Garric, « en vue de rationaliser les coûts et d’optimiser ses processus de fabrication et de distribution vers de nouveaux marchés », explique-t-il.
Internet a représenté près de 20 % du chiffre d’affaires en 2016

Ce projet a été approuvé, à l’unanimité, par la Communauté d’agglomération du bassin d’Aurillac (Caba) lors de sa séance du 28 novembre 2016. Car le foncier et l’immobilier appartiennent à la collectivité, comme l’a rappelé Jacques Mézard, le président.

« Les perspectives sont très positives. Mais tout ça a aussi des conséquences sur la logistique. Il faut être capable de livrer les clients très vite. »

Thomas Busskamp

« Pour sauvegarder l’activité et les emplois, la Caba a décidé, en 2008, de racheter le foncier et l’immobilier moyennant 3,5 millions d’euros, dans le cadre d’un crédit-bail. Cette opération a été réalisée avec le soutien du conseil départemental, qui a apporté une garantie sur les loyers à hauteur de 50 %. Elle avait permis à l’entreprise de poursuivre son activité, mais cela n’a pas suffi à rétablir l’équilibre des comptes. »

D’un montant de 320.000 € hors taxe, qui seront répercutés sur le crédit-bail conclu entre Abeil et la Caba, ces travaux portent notamment sur la construction d’une extension au bâtiment industriel d’une surface d’environ 500 m ², d’un auvent extérieur de 260 m ², et la création d’un quai extérieur supplémentaire. Il s’agit pour la société aurillacoise de faire face au développement du commerce en ligne.

Depuis 2013, Abeil s’est lancé sur le créneau de la vente par internet. « En 2011, le e-commerce n’était pas encore ce qu’il est aujourd’hui », explique Thomas Busskamp. L’an dernier, Abeil était le fournisseur n°1 pour les oreillers, les couettes et les matelas. Les ventes sur Internet ont représenté en 2016 environ 20 % du chiffre d’affaires.

« Les perspectives sont très positives. Mais tout ça a aussi des conséquences sur la logistique. Il faut être capable de livrer les clients très vite. Et c’est plus facile si la logistique se trouve à côté de la production. »
Près de 80 salariés

Abeil a déjà un dépôt à Lempdes-sur-Alagnon (Haute-Loire), pour le stockage des produits finis, « mais il sera utilisé à terme pour les grosses livraisons à l’échelle du groupe Eurocomfort », précise le PDG allemand.

Les élus présents (*) à la présentation du projet d’extension, en fin de semaine dernière, se sont unanimement félicités de « cette fructueuse collaboration franco-allemande ».

Depuis la reprise d’Abeil par Eurocomfort, le nombre de salariés est passé d’une soixantaine à près de quatre-vingts personnes et de nombreux changements sont intervenus dans l’usine. Six millions d’euros ont été investis depuis 2011, avec l’acquisition et l’installation de nouvelles machines, la réorganisation de la production et la fabrication de nouveaux produits.

« Et cette extension n’est qu’un premier pas. Nous avons l’intention de faire encore plus dans le futur », promet Thomas Busskamp.

(*) Jacques Mézard, président de la Caba, Pierre Mathonier, maire d’Aurillac et Vincent Descœur, président du conseil départemental du Cantal.

Emmanuel Tremet

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