Les fortes attaches familiales de Jean-Claude Brialy à Issoire

Acteur, réalisateur, scénariste et écrivain, Jean-Claude Brialy fut un homme de scène accompli.
Une partie de son enfance s’est écrite à Issoire, avec laquelle il garda de fortes attaches toute sa vie.

Jean-Claude Brialy est un homme du 7 e art que l’on ne présente plus.
Décédé en 2007, il fût Coligny dans La reine Margot de Patrice Chéreau, ou encore Monsieur Klotz dans Les Innocents d’André Téchiné,
personnage pour lequel il reçut le César du meilleur acteur pour un second rôle en 1988. Et la liste est encore très longue.

« Dès que je repasse par la région, j’essaie de faire mon petit pèlerinage »

Celui qui fut acteur, réalisateur, scénariste et écrivain possédait de fortes attaches familiales dans la cité Saint-Austremoine.

Sa mère, Suzanne, née Abraham, a grandi aux Pradeaux. Elle rencontre, Roger, le père de Jean-Claude Brialy,
alors que celui-ci est en garnison à l’École nationale technique des sous-officiers, devenue, aujourd’hui, le 28 e RT.
Ses grands-parents maternels habitant Issoire, l’écolier Brialy vient régulièrement fouler les pavés de la ville durant ses vacances.
Paul, son grand-père, « avait un garage, il vendait, achetait et louait des voitures
et tenait en même temps un poste à essence ce qui, à l’époque,
était plutôt rare », peut-on lire dans son autobiographie Le Ruisseau des Singes.
Avec sa grand-mère, Marie, native de Vic-le-Comte, ils habitent la haute maison à trois étages,
juste sous le nez de l’abbatiale, actuellement le 22, boulevard Triozon-Bayle.
C’est au troisième étage de cette bâtisse que le jeune Brialy et son frère dorment lorsqu’ils viennent en vacances, le deuxième étant loué.

De cette histoire familiale, l’acteur avait décidé d’en entretenir les liens.
En décembre 1995, lors d’un passage dans la cité, il avait livré à La Montagne :
« Dès que je repasse par la région, j’essaie de faire mon petit pèlerinage à Issoire et Vic-le-Comte. »

L’occasion pour Jean-Claude Brialy de se remémorer quelques souvenirs de son aïeul qui, en plus de son travail,
« emmenait les curistes au Mont-Dore ou bien à La Bourboule […] La nuit, il faisait l’ambulance.
Et, quand il y avait besoin, il faisait aussi le corbillard ! »
« Cette ville comptait beaucoup pour lui »

Jean-Claude Brialy avait aussi lié quelques amitiés : « Je l’ai connu quand j’avais sept ans,
confiait Jean-Pierre Maison dans nos colonnes en octobre 2014.
Mes parents habitaient rue du Palais.
On jouait ensemble dans la cour de la mairie ou dans le square René-Cassin, que l’on appelait alors le jardin anglais. »
Les deux hommes se sont, par la suite, perdus de vue.
Une autre amitié, plus tardive est née avec Alain et Marinette Gelineau,
anciens gardiens du théâtre de Clermont-Ferrand pour qui l’acteur « était comme un frère »,
se souvenaient-ils dans nos colonnes en 2014 également.
Ils affirmaient : « Cette ville comptait beaucoup pour lui ».

En 1995, Jean-Claude Brialy disait : « Finalement, j’ai l’impression que ça ne change pas ici. »
Ce qui ne changera pas, en tout cas, c’est le souvenir qu’Issoire garde de cet enfant du pays devenu homme de scène qui n’a jamais renié ses racines.
Afin de lui rendre hommage, son nom a été donné au parvis du cinéma Le Modern.

Jessica Bertrand

https://www.lamontagne.fr/issoire-63500/actualites/les-fortes-attaches-familiales-de-jean-claude-brialy-a-issoire_11716726/

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