Quand des Cantaliens font goûter de la viande de race salers au président chinois Xi Jinping

La viande salers dans l’Empire du milieu. Goûtée par le président chinois à Shanghai, elle pourrait prochainement s’exporter en grande quantité vers Pékin. Un marché haut de gamme sur lequel lorgnent les producteurs français et cantaliens.

Du voyage présidentiel au congrès de la FDSEA, ce vendredi à Drugeac, il était question de Chine et de Cantal, cette semaine. Le changement d’ambiance a été rapide pour Jean-Marie Fabre, de Shanghai et ses buildings à cette bourgade de 346 âmes, dans l’arrondissement de Mauriac.
Opération séduction pour la viande salers

Convié dans la délégation française en Chine, du 4 au 6 novembre, le président de l’association Label rouge salers a profité de son retour dans le Cantal pour conter aux collègues ses pérégrinations dans l’Empire du milieu.

Son déplacement chinois trouve son origine dans une conversation au Sommet de l’élevage à Cournon, entre le président de la République Emmanuel Macron et Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine. Les Cantaliens auront alors l’occasion d’aborder la problématique de l’export de la viande bovine.
Aux côtés d’éleveurs engagés dans une démarche de qualité représentant les races limousine et aubrac, Jean-Marie Fabre a eu la lourde tâche de vanter les mérites de la viande salers autour d’un stand du salon China International Import Expo à Shanghai.

Visite rallongée pour Xi Jinping

Et celui qui est aussi maire de Saint-Chamant a pu la proposer à un hôte de marque : le président chinois Xi Jinping. « Il était prévu de lui faire déguster de la viande française ainsi que de grands vins français. L’objectif était de provoquer un choc auprès des Chinois et susciter leur intérêt », relate Jean-Marie Fabre.
À entendre le président de l’association Label rouge salers, l’opération séduction semble avoir porté ses fruits, en témoigne la visite rallongée de Xi Jinping :

Ce moment était censé durer cinq minutes et il en a duré vingt-cinq, ce qui montre qu’il s’est bien prêté à l’opération. C’est quelqu’un qui ne cause pas beaucoup, ses mots sont mesurés. Mais il y avait une très forte présence de la presse chinoise.

La veille, déjà, les éleveurs français ont pu constater qu’ils avaient une carte à jouer dans un créneau de qualité. Dans les rayons des enseignes de distribution alimentaire visitées, la viande bovine australienne et sud-américaine se vendait entre 40 et 100 euros le kg. « C’est une viande plutôt grasse et avec nos races on peut fournir ce type de produit, avance Jean-Marie Fabre. Les prix affichés nous laissent penser qu’il s’agit d’une viande destinée à une clientèle à fort pouvoir d’achat. »
50.000 tonnes exportées ?

S’il n’est pas question d’inonder la Chine de viande salers, ce voyage a au moins permis de réaliser qu’il est possible d’aller au-delà des 250 tonnes exportées en 2019. Et rapidement. À court terme, le seuil de 40.000 à 50.000 tonnes paraît envisageable. À condition « d’y aller de manière groupée et disciplinée ».

Malik Kebour

https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/actualites/quand-des-cantaliens-font-gouter-de-la-viande-de-race-salers-au-president-chinois-xi-jinping_13680652/

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close