Vincent Elbaz en tournage dans le Cantal… et bientôt Gérard Depardieu : quand le département devient un plateau de cinéma

Depuis début août, le réalisateur Denis Imbert a posé ses caméras dans le Cantal, pour y tourner Mystère, produit par Radar Films (Belle et Sébastien, L’École buissonnière). Ce film est le premier d’une série de tournages à venir les prochains mois dans le département. Le Conseil départemental du Cantal a, en effet, décidé de passer par le grand écran pour accroître sa notoriété.

« Ça baigne un peu dans son jus, mais on est plutôt pas mal », lance Vincent Elbaz à Éric Elmosnino, en le faisant entrer dans une maison, un peu à l’écart du village du Falgoux et de la route qui mène au col de Luchard. C’est ici, dans le Parc naturel régional des volcans d’Auvergne, au pied du puy Mary, que le réalisateur Denis Imbert et les équipes du film Mystère ont posé, début août, leurs caméras pour huit semaines de tournage. L’équipe de tournage – une cinquantaine de personnes au total, comédiens compris – profite de ce mardi 20 août, pour mettre en boîte la première visite d’Éric Elmosnino à Vincent Elbaz, tandis que dans une pièce voisine, le réalisateur Denis Imbert et ses assistants observent le rendu sur leurs moniteurs.

Après plusieurs répétitions, il a fallu ensuite quelques prises pour que cette scène de quelques secondes soit « la bonne » selon son réalisateur.

« On est ravis d’être ici. La vallée du Mars est certainement l’une des plus belles du Cantal, avec ses forêts et ses prairies. En plus, elle est assez particulière. Elle est tellement encaissée qu’on a l’impression de pouvoir toucher les montagnes d’un côté comme de l’autre. »

Denis Imbert (Réalisateur de Mystère)

Avec Vincent Elbaz, Éric Elmosnino, Marie Gillain et Tcheky Karyo

L’histoire : Stéphane (Vincent Elbaz), chirurgien dans un hôpital lyonnais réputé, décide de déménager à la montagne suite au décès de sa femme. Il voit dans ce changement de vie l’occasion de tisser de nouveaux liens avec sa fille de 8 ans, Charlie (Shanna Keil). Dévastée, la petite fille s’est enfermée dans une forme de mutisme que personne, pas même son père, ne réussit à pénétrer. Sauf peut-être Thierry (Éric Elmosnino), le beau-frère de Stéphane dont la légèreté et l’humour parviennent parfois à éclairer le visage de l’enfant.

Jusqu’au jour où, lors d’une promenade en forêt, Charlie découvre un chiot qu’elle emporte. L’animal va transformer sa vie, lui redonner la joie et le sommeil perdus. Mais Stéphane déchante aussitôt qu’il apprend que le chiot est en réalité un loup. Malgré les mises en garde, le danger et l’illégalité de cette situation, Stéphane ne peut se résoudre à séparer sa fille de cette boule de poils qu’il pense inoffensive. Pourtant, il devient bientôt périlleux de faire passer Mystère pour un animal domestique, surtout quand il ne peut plus ignorer l’appel de la forêt…
Pour son deuxième long-métrage, Denis Imbert s’est appuyé sur une histoire vraie.

« Un homme qui vient de perdre son épouse décide, pour que sa fille retrouve la parole et le sourire, de s’installer dans le Cantal. Le remède est efficace. L’enfant reprend goût à la vie grâce au chiot qu’on lui a offert. Mais voilà, le canidé est un loup. Et ça change beaucoup de choses »

Denis Imbert (Réalisateur de Mystère)

Côté casting, on retrouve des stars du cinéma français : Vincent Elbaz, Éric Elmosnino donc, mais aussi Marie Gillain et Tcheky Karyo.

Par les producteurs de Belle et Sébastien et de L’École buissonnière

Ce long-métrage est produit par la société Radar Films. Leur catalogue contient de nombreux films à succès et ils ont notamment su se différencier dans une catégorie de cinéma familial, avec des films millionnaires comme les trois Belle et Sébastien, ou L’école buissonnière, « qui traitent toujours de thématiques nobles, dans un décor de nature touchant tous les publics », explique Mathieu Warter, l’un des deux associés de Radar Films.

La sortie du film est prévue pour l’automne 2020. Et toute l’équipe, ainsi que le président du Conseil départemental, croit beaucoup dans le potentiel de ce film. Sur 250 longs-métrages qui sont produits chaque année en France, dix franchissent la barre du million de spectateurs. Et Radar Films a toujours fait partie de ce classement.
« Le cinéma, un outil supplémentaire pour la notoriété du département »

Ce film est le premier d’une série de cinq qui auront pour décor le département du Cantal, dans les semaines qui viennent. Après la télévision (Des racines et des ailes, de nombreux reportages dans les journaux télévisés ou émissions…), le sport (les Étoiles du sport, le Tour de France, le Critérium du Dauphiné…), le Cantal veut accroître sa notoriété, sur grand écran cette fois. Avec toujours un seul objectif, comme le rappelle le président du Conseil départemental, Bruno Faure :

« Aujourd’hui, on peut dire que le Cantal est une destination. On lui reconnaît une qualité de vie, une qualité d’espace. Tout cela, il faut l’amplifier encore. Je souhaitais faire plus et je me suis demandé : le cinéma ne serait-il pas un vecteur très favorable pour le Cantal ? »

D’où cet appel du pied aux producteurs de cinéma à venir poser leurs caméras dans le Cantal. Directeur de cabinet et de communication au conseil départemental, François-Xavier Montil, à qui l’on doit déjà des actions remarquées de marketing territorial à l’image de la marque rouge Cantal Auvergne, est alors missionné par le président sur ce dossier, et multiplie les actions de réseaux.

Il entre en relation avec Grégory Faes, directeur d’Auvergne-Rhône-Alpes cinéma, qui apporte son soutien à la production cinématographique et audiovisuelle dans la région, la clé d’entrée pour les producteurs. François-Xavier Montil se rapproche également d’Arnaud Rouvillois, responsable de la société Get the moon, spécialisée en placements de produits dans le cinéma, et de Vincent Kaluza, responsable de l’accueil des équipes de tournage au sein de la commission du film en Auvergne. « Tout cela a permis de favoriser un écosystème favorable, et au Cantal de cocher toutes les cases nécessaires pour accueillir des équipes de tournage », explique François-Xavier Montil.

« C’est une superbe opportunité de mettre en avant nos paysages et nos produits, et un outil supplémentaire pour la notoriété du département et pour renforcer la fierté des Cantaliens »

Bruno Faure (Président du Conseil départemental du Cantal)

Si Mystère, actuellement en tournage au Falgoux, sera l’occasion de valoriser les paysages du département grâce à Radar Films, qui sait faire voyager les spectateurs en magnifiant les paysages qui leur servent de décor (à l’image des Belle et Sébastien ou de L’École buissonnière). Délicieux et Tendre et saignant mettront, eux, les produits gastronomiques en vedette, avec les fromages pour le premier, et les éleveurs cantaliens de salers pour le second.
Outre les retombées médiatiques, Bruno Faure attend aussi des retombées économiques. « Elles sont déjà induites. Pour le tournage de Mystère, ce sont une cinquantaine de personnes qui, pendant plusieurs semaines, font vivre l’hôtellerie et la restauration locale. »

Après Mystère, quatre autres longs métrages vont ou devraient être tournés dans le Cantal dans les mois qui viennent. Le premier, Délicieux, se déroule en 1789, à la veille de la Révolution française. Un cuisinier est limogé par son maître mais trouve le courage, avec l’aide d’une jeune femme, de se libérer de sa condition de domestique et de proposer son savoir-faire directement au public, en créant un restaurant. Le film sera tourné, du 16 septembre au 26 octobre, à Brezons, à 1.200 mètres d’altitude. L’actrice principale du film sera Isabelle Carré. Guillaume de Tonquédec, Grégory Gadebois, César du meilleur espoir masculin en 2012, mais aussi Benjamin Lavernhe et Lorenzo Lefebvre, figurent également au casting. Tendre et saignant (titre provisoire), avec Gérard Depardieu, Géraldine Pailhas et Arnaud Ducret, racontera l’histoire d’un boucher parisien aux Halles, qui vient chercher de la viande de qualité dans le Cantal. Les deux derniers projets seront des films réalisés par des réalisateurs cantaliens. Produit par Lisa Benguigui, le film Garder ton nom de Vincent Duquesne aura pour décor la Châtaigneraie, Aurillac et le puy Mary. De son côté, derrière sa caméra, Stéphane Berthomieux, dont le film sera produit par Mathieu Demy, valorisera Aurillac et les monts du Cantal dans une histoire où Kad Merad tiendra le premier rôle.

Emmanuel Tremet

https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/loisirs/vincent-elbaz-en-tournage-dans-le-cantal-et-bientot-gerard-depardieu-quand-le-departement-devient-un-plateau-de-cinema_13629923/

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