Une brebis tuée sur l’estive de la station du Lioran (Cantal)

Une brebis, issue de la transhumance entre vallée du Lot et volcan du Cantal, a été retrouvée morte sur l’estive de la station du Lioran, dimanche 13 juillet.

Une brebis a été tuée dans la nuit de samedi à dimanche, au Lioran. Elle faisait partie du troupeau mis en estive, à la station de ski, dans le cadre de la transhumance entre vallée du Lot et volcan du Cantal. « Samedi soir, le berger, qui garde les bêtes, les a redescendues pour les parquer pour la nuit. Il y en avait une qui boitait et qui avait du mal à marcher. Il l’a laissée tranquille dans un petit recoin pour qu’elle récupère. Dimanche matin, quand il est allé la récupérer, il l’a trouvée égorgée et morte… », raconte Yannick Champaix, président de l’Association ovine du puy Mary et des monts du Cantal.

Alerté par le berger, ce responsable a immédiatement prévenu l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) qui a envoyé ses agents sur place. « Le berger a été catégorique, il a reconnu une prédation du loup. Il sait à quoi sans tenir car il a gardé des troupeaux dans les Alpes donc il a déjà vécu de très nombreuses attaques du prédateur. »

En trois semaines, les Sévérac, éleveurs ovins, ont perdu une quinzaine de bêtes sur l’estive du Chavaroche (Cantal)

Déjà stressé par les événements du même type, à Mandailles-Saint-Julien, Yannick Champaix a l’impression d’avoir désormais une épée de Damoclès au-dessus de la tête. « Pour la Fête de la montagne au Lioran (les 27 et 28 juillet), on avait prévu de monter quelques brebis supplémentaires. Mais c’est réglé car personne ne va avoir envie de mettre d’autres bêtes là-haut à cause de cette attaque ! »
Un comptage dans la semaine

Par ailleurs, l’Association ovine du puy Mary et des monts du Cantal, qui compte quatre éleveurs cantaliens et sept Lotois, va organiser un comptage complet du troupeau, qui compte plus de 800 têtes, pour savoir s’il manque des animaux à l’appel, d’ici la fin de la semaine.
« On va en profiter pour rapatrier toutes les brebis boiteuses pour éviter ce genre de chose »

Au-delà du choc immédiat, Yannick Champaix se pose des questions pour la suite. « On a quand même un berger et deux chiens qui surveillent les brebis, elles sont gardées dans un parc, la nuit… Donc, c’est inquiétant ! Ça peut devenir très compliqué ! Est-ce que cette situation va faire peur aux éleveurs qui ne voudront plus mettre leurs bêtes en estive, l’an prochain ? C’est une très belle transhumance, il faut qu’elle perdure ! Mais… »

La plus longue transhumance de brebis poursuit son chemin dans le Cantal

En plus d’assurer l’entretien de quelques pistes du Lioran, cette opération soulage économiquement les éleveurs. « On va voir comment ça se passe ces prochains jours ! Mais moi, ça m’inquiète !, s’alarme Denis Daynac, éleveur à Boussac (Lot), qui a 80 brebis au Lioran. Nous, dans le Quercy, on vit une période de sécheresse exceptionnelle ! C’est de la paillasse ! On est dans une situation au 15 juillet que d’habitude on vit fin août- début septembre. On est attaché à cette estive du Lioran. On ne connaît pas bien le phénomène loup dans notre secteur qui n’est pas encore touché. Mais s’il fallait les redescendre sur notre secteur, je ne sais pas comment on va pouvoir faire ! C’est pareil pour les collègues. »

Chemcha Rabhi

https://www.lamontagne.fr/laveissiere-15300/actualites/une-brebis-tuee-sur-l-estive-de-la-station-du-lioran-cantal_13606639/


En trois semaines, les Sévérac, éleveurs ovins, ont perdu une quinzaine de bêtes sur l’estive du Chavaroche (Cantal)

Déjà victime de prédations, l’été dernier sur l’estive du Chavaroche, dans le Cantal, la famille Sévérac a trouvé sept brebis tuées, au même endroit, samedi matin. Elle accuse le loup.

Lors de la tournée matinale au Chavaroche, où pâture son troupeau ovin, la famille Sévérac est tombée sur sept brebis tuées et une autre blessée, sur un chemin, samedi 6 juillet. C’est la troisième fois que ces éleveurs, habitant à Mandailles-Saint-Julien (Cantal), retrouvent des animaux morts, depuis qu’ils les ont mis en estive, début juin sur ces biens de section de la commune. « En tout, on en est à une quinzaine de bêtes mortes », se désole Michel Sévérac. 

Des éleveurs déjà touchés par des prédations, l’été dernier

À chaque fois, la famille a signalé les « attaques » à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), qui a procédé aux expertises. « Mais depuis, on a aucune nouvelle de la DDT », s’étonne l’éleveur ovin, qui tient déjà le coupable : le loup. « Ce sont les mêmes symptômes que l’an dernier », assure celui qui avait perdu 46 bêtes l’été dernier, au même endroit, dans des prédations qu’il juge « similaires ». 

Face à cette hécatombe, Michel et son fils Pierre ont pris quelques mesures pour cette nouvelle campagne. « On a monté qu’une moitié du troupeau. On n’a pas voulu monter l’autre car on ne veut pas envoyer nos animaux au casse-pipe. On ne les élève pas pour ça ! », s’insurge-t-il. Pas question, toutefois, de mettre des patous et des fils électriques, pour ces moutonniers dont l’estive est traversée par un GR (chemin de grande randonnée) fréquenté par de nombreux marcheurs.

Mettre des vaches, à la place des brebis

La situation stressante a poussé ces derniers producteurs ovins du Cantal à réfléchir à l’avenir. « On se demande s’il ne faudrait pas enlever une centaine de brebis pour prendre une quinzaine de vaches. Mais ce n’est pas aussi simple que cela », analyse, désemparé, Michel Sévérac.

Ce dernier s’étonne du peu de réactivité des services de l’État. « Franchement, je ne comprends pas leur manière de gérer ce dossier. C’est eux qui devraient mettre des pièges photos. C’est presque à nous de leur apporter la preuve irréfutable que c’est le loup. On a l’impression d’être pris pour des imbéciles. »

La DDT attend les résultats des expertises
«Nous avons pris contact avec monsieur Sévérac, qui a été victime d’une prédation, dès lundi, pour lancer les démarches », précise Emmanuel Tirtaine, directeur adjoint de la direction départementale des territoires (DDT). 
Reste à déterminer la cause de cette prédation. « Des expertises sont en cours. Elles reposent sur un protocole scientifique, donc elles ne se font pas en un jour », souligne le responsable, qui reconnaît tout de même du retard dans leur traitement « au niveau national ». Néanmoins, dès que la DDT obtiendra les résultats, si « le loup n’est pas exclu », les éleveurs du Cantal, département classé désormais en zone de présence permanente du loup, seront indemnisés rapidement. « En 48 heures, elles seront engagées », promet le directeur adjoint. « Ça ne vient pas enlever la charge émotionnelle de l’événement, mais si ça peut enlever la charge financière, c’est déjà ça… Ce sont des situations qui touchent aux tripes, quand même. » 
Sur un autre dossier de prédations, celui de Denis Brugière, à Collandres, qui avait photographié un animal à proximité du lieu d’une attaque, le 22 juin, puis l’avait filmé quelque temps après, la DDT attend également le résultat des expertises. « On a pu l’indemniser sur l’attaque qu’il a subie le 14 juin. La photo ne signifie pas, pour autant, que parce qu’il a été pris en photo (si c’est confirmé que c’est un loup), que c’est lui qui a tué les brebis. C’est plus un indice. L’expertise se fait sur « l’autopsie » des brebis. S’il est confirmé que c’est un loup sur la photo, c’est plus un élément qui permet, dans le cas des observations, de dire que le loup est présent. Et quand il est présent, le loup peut frapper. Une photo ne veut pas dire qu’il y a effet entre le cliché et la prédation. Seule l’expertise peut mettre à jour que le loup n’est pas exclu. La présomption l’est d’autant plus si on a un cliché qui montre que…   »

https://www.lamontagne.fr/mandailles-saint-julien-15590/actualites/en-trois-semaines-les-severac-eleveurs-ovins-ont-perdu-une-quinzaine-de-betes-sur-l-estive-du-chavaroche-cantal_13603562/

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