Macron donne sa vision de la France en rendant hommage à Pompidou

Par RFI Publié le 20-06-2019 Modifié le 20-06-2019 à 00:23
Emmanuel Macron a voulu rendre hommage à l’action de Georges Pompidou à l’occasion du cinquantième anniversaire de son élection à la présidence de la République. À l’Élysée, devant un public choisi et la famille du président défunt, il a prononcé un discours qui n’était pas tourné vers le passé, mais vers l’avenir. En évoquant son prédécesseur, Emmanuel Macron a surtout parlé aux Français de sa vision de la France et du pouvoir.

Alors que débute ce qu’il a lui-même nommé l’acte II de son quinquennat, Emmanuel Macron a profité de ce discours sur Georges Pompidou pour défendre son projet de société. Art d’être Français, ambition, modernité et humanité, pour Emmanuel Macron c’est ce que symbolise Georges Pompidou et c’est comme ça qu’il veut voir la France.

« Toute l’aventure du président Pompidou c’est la participation à cette invention d’une France nouvelle, heureuse d’une modernité comprise. Celle qui va de l’autoroute aux TGV en passant par les Airbus ou la DS. »

Cette France du progrès et des réformes en quelque sorte. Cette France qui n’a pas peur, à laquelle aspire Emmanuel Macron. Pour lui, Georges Pompidou est donc un exemple :

« La façon dont il sut faire vibrer chez les Français cet esprit de conquête profondément ancré dans notre peuple est une leçon de pouvoir. Je crois que l’on se trompe quand on veut exercer le pouvoir pour en jouir. Pour affronter la transition numérique, le défi écologique, une mondialisation porteuse de révolution profonde et rapide, il faut de la vision, de l’audace, de l’ambition. »

Mais aussi de l’humanité, promesse de l’acte II d’un président qui se veut à l’écoute dans les pas de son prédécesseur qui disait : « Il faut récréer le sens de la solidarité, répondre aux besoins des hommes de croire en quelque chose. »

Mais la France de Pompidou était heureuse et en croissance, celle de Macron est crispée et en difficulté. Les parallèles ont leurs limites.

http://www.rfi.fr/france/20190620-france-macron-donne-vision-france-rendant-hommage-pompidou

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https://www.huffingtonpost.fr/entry/en-quoi-georges-pompidou-peut-etre-un-modele-pour-emmanuel-macron_fr_5d09d915e4b06ad4d2585a5d
En quoi Georges Pompidou peut être un modèle pour Emmanuel Macron
Les explications d’Eric Roussel, biographe de l’ancien Président célébré ce mercredi à l’Élysée par son successeur.

AFP

Par Alexandre Boudet
Georges Pompidou lors d’une conférence de presse à l’Élysée en 1969, dans un style copié par Emmanuel Macron en avril dernier.

POLITIQUE – Il a choisi un cadre encore plus solennel. Alors qu’il devait célébrer le 50e anniversaire de l’élection de Georges Pompidou en ouvrant ce jeudi un colloque organisé à Beaubourg, Emmanuel Macron a avancé la célébration de 24 heures. Et c’est depuis l’Élysée qu’il prononcera ce mercredi 19 juin un discours pour rendre hommage à son lointain prédécesseur.

Une troisième attention en quelques semaines après la participation à une messe au début du mois de mai et la rédaction d’une préface dans un livre sur le mandat pompidolien sorti au début du mois.

“Cela s’inscrit dans un cadre normal, surtout de la part d’un président de la République qui a été élu sur le thème du dépassement de la gauche et de la droite, estime l’historien Éric Roussel. C’est logique qu’il assume la part positive qu’il a pu y avoir chez ceux qui l’ont précédé. Il pourrait faire la même chose avec Mitterrand.”

Pour Le HuffPost, le biographe de Georges Pompidou* et membre de l’Institut explique ce qu’Emmanuel Macron peut venir chercher dans l’héritage du deuxième président de la Ve République.

D’où vient l’image de modernité de Georges Pompidou ?

Elle est liée à deux éléments : au projet industriel qu’il a porté et qui a contribué à moderniser la France et aussi à ses goûts en matière artistique dont la traduction la plus visible est le centre qui porte son nom à Beaubourg.
Mais ce n’est pas sans paradoxe, car sur les questions de société, par exemple, il ne l’était pas du tout. Pompidou, c’est un mélange avec une part très traditionaliste et une part moderniste. Chacun peut donc voir le Pompidou qu’il veut voir même si l’image moderniste prédomine.

Pompidou, c’est aussi un président très populaire…

Oui, et il y a plusieurs choses qui ont joué. Son parcours d’abord parce que Pompidou c’est un destin présidentiel qui n’était pas prémédité. Cela a contribué à l’humaniser. Il y a aussi les conditions de son élection, il y a 50 ans, qui doivent beaucoup à son rôle dans la gestion de mai 68 où il a fait preuve d’un mélange de fermeté et de souplesse. Il a toujours eu une cote de popularité élevée puisqu’il avait encore 55% d’opinions favorables à la veille de sa mort.

Et plus récemment, le succès d’édition de la publication de sa correspondance en 2012 a contribué à lui donner une profondeur, une densité dans l’image qu’on a de lui aujourd’hui.

Qui est l’héritier de Georges Pompidou ?

Personne n’a fait ce qu’il a fait. L’héritier c’est Chirac mais ce qu’il a fait quand il était au pouvoir est assez différent et ça ne s’inscrit pas vraiment dans la suite ce qu’a fait Pompidou. Mais cela vient aussi du fait que les époques sont différentes. Dans l’esprit public, Pompidou est assimilé aux 30 Glorieuses, c’est-à-dire une période d’expansion.

La nostalgie Pompidou ne serait donc qu’une nostalgie de cette époque…

Non et il n’y a qu’à voir ce qui se passait au même moment en Grande-Bretagne pour s’en convaincre. Pendant que la France prospérait, son voisin plongeait donc on peut conclure que les choix de Pompidou ont été bons. Il n’y aucun doute sur son rôle dans l’exploitation du climat économique favorable qui existait.

En revanche, ce qui s’est perdu, c’est le souvenir d’une période où tout n’était pas rose, où il y avait des conflits sociaux durs. On l’a un peu oublié, car la mémoire collective travaille comme ça et qu’elle se cherche des souvenirs heureux. Pompidou est assimilé à ça, c’est son dernier paradoxe, car d’un point de vue personnel, c’était une tragédie épouvantable.

En quoi, 50 ans après, peut-il être un modèle pour Emmanuel Macron ?

Macron ne se prétend pas être un nouveau Pompidou et je ne pense pas que la démarche politique soit la même. Sa démarche politique est plus proche de celle de Giscard avec la volonté de gouverner au centre. Ce n’était pas du ça chez Pompidou qui voulait au contraire une majorité claire et nette.

En revanche, ce qui peut encore inspirer aujourd’hui, c’est l’idée d’une modernisation dans l’harmonie. C’est la meilleure part que les Français retiennent de Pompidou et c’est elle que Macron veut essayer d’évoquer.

*Georges Pompidou, d’Eric Roussel aux éditions Broché.

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http://www.leparisien.fr/politique/macron-dans-le-miroir-de-pompidou-19-06-2019-8097219.php
Macron dans le miroir de Pompidou
Pauline Théveniaud avec Olivier Beaumont| 19 juin 2019, 22h14 | MAJ : 19 juin 2019, 22h59
Le président a rendu ce mercredi soir un hommage appuyé à son prédécesseur de droite, élu il y a 50 ans et emblème d’une France prospère et confiante en l’avenir. Comme pour mieux se projeter.

Un jour de janvier 2018 où, à l’occasion d’un déplacement, Emmanuel Macron s’inscrivait tout à la fois dans les pas de Valéry Giscard d’Estaing et de François Mitterrand, son entourage reconnaissait sans fard : « il pioche dans les histoires et personnages politiques les choses qui entrent en résonance avec sa propre histoire, sa vision du pouvoir. » A sa guise et à son avantage. Comme lorsqu’il surjoue la posture gaullienne. Une manière, pour ce chef de l’Etat jamais élu avant d’accéder à l’Elysée, de s’ancrer par les mots et les images dans la Ve République. Un proche fait appel à une formule, mitterrandienne celle-ci : « Dans l’héritage, je prends tout. Macron prend tout. »

Y compris Georges Pompidou. Pour le cinquantième anniversaire de son élection, en juin 1969, le président n’a pas mégoté. Nouvel hommage, ce mercredi soir, après sa participation à une messe rituelle du 2 avril, date anniversaire de sa mort, et sa préface (truffée d’allusions) du livre « La présidence de Georges Pompidou », paru début juin.

Macron a dû annuler sa participation au colloque* ce jeudi pour cause de sommet européen ? Il « improvise » une réception à l’Elysée avec proches, anciens collaborateurs, et fidèles du deuxième président de la Ve. « Je ne souhaitais pas laisser passer ce moment », lance-t-il devant un parterre étrangement clairsemé.
VGE et Sarkozy

De leurs côtés, les membres de l’Institut Pompidou pourront compter sur la présence de deux des prédécesseurs d’Emmanuel Macron pour saluer la mémoire de celui qui était surnommé le Mage de Montboudif, du nom de sa ville natale dans le Cantal. À commencer par Valéry Giscard d’Estaing, qui lui succéda au sommet de l’Etat, et qui sera présent dans l’après-midi avec le statut de Grand témoin.

Quarante-huit heures après la nouvelle de son renvoi devant le tribunal correctionnel dans l’affaire des écoutes téléphoniques, Nicolas Sarkozy, répondra également présent ce vendredi pour la clôture du colloque. « Georges Pompidou est quelqu’un pour qui Nicolas Sarkozy a toujours eu de l’admiration », insiste une proche de l’ancien président qui, en juillet 2011, lui avait déjà rendu hommage en visitant sa maison d’enfance dans le Cantal. Sous une chaleur écrasante et l’odeur du foin coupé, Sarkozy avait à l’époque salué un « président moderne et réformateur ». Modèle revendiqué depuis par un certain François Fillon pendant la présidentielle de 2017, et maintenant Emmanuel Macron.
Macron dresse des ponts avec son illustre prédécesseur

Est-ce parce que « l’exercice veut cela », comme dit un ami ? Ou parce que l’on ne perd rien à rappeler les belles années d’une France prospère et sans chômage, ni à se placer dans la lignée des honorables figures de la Ve, a fortiori celle d’un Pompidou resté très populaire tout au long de son mandat ? Celle-ci demeure liée à une certaine idée de la droite terrienne, « à une France heureuse », relève Macron. Une ère productiviste, celle des programmes industriels, des automobiles et des cigarettes.

La semaine dernière, lors de son discours de politique générale, c’est Edouard Philippe qui inscrivait Pompidou dans son panthéon personnel. Comme avant lui un certain… Laurent Wauquiez. Un Macroniste, sourd à la Pompidou-mania et à demi convaincu qu’il faille jouer de cette comparaison, sourit : « Le Premier ministre doit être plus près de Pompidou que le président. »
«Cet art d’être Français»

Les ponts avec son prédécesseur, Macron les dresse lui-même lorsqu’il salue « sa capacité à embrasser la modernité ». Être moderne ? « Ce n’est pas s’adapter au monde et pas non plus le refuser », estime le chef de l’Etat, louant par ailleurs le soutien de Pompidou à Gabrielle Russier, professeure de lettres dont l’histoire d’amour avec un… élève fit scandale et s’acheva tragiquement par son suicide.

Encore des liens, quand Macron se paraphrase, observant chez son lointain prédécesseur « cet art d’être Français », notion qu’il avait lui même avancée lors de sa conférence de presse du 25 avril. Il vante son « rapport à la responsabilité », sa façon d’avoir « bâti sa liberté », sa « volonté de faire », son souci « du détail et du concret » dans l’exécution des politiques publiques, exigence maintes fois martelée en Conseil des ministres. « Il a consacré moins de temps et moins d’énergie que d’autres à construire son propre monument », retient encore Emmanuel Macron, tout en jouant sans cesse de l’effet miroir avec sa propre action. Comprenne qui voudra.

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https://www.liberation.fr/france/2019/06/19/georges-pompidou-a-droite-la-nostalgie-pour-programme_1734909
Georges Pompidou : à droite, la nostalgie pour programme
Par Christophe Forcari — 19 juin 2019 à 19:56
Bain de foule de Georges Pompidou lors des cérémonies du 11 novembre 1969 sur les Champs-Elysées, un «âge d’or» regretté par des politiques confrontés aux difficultés d’aujourd’hui. Photo Keystone. Gamma-Rapho
L’ancien président, dont un colloque célèbre jeudi et vendredi le cinquantenaire de l’élection, sert de valeur refuge à des Républicains déboussolés par leur déroute électorale.

Privée de leader, à court d’idées et incapable de se reforger un corpus idéologique, la droite, en quête de modèle, se tourne vers Georges Pompidou dont le cinquantenaire de son accession à l’Elysée est célébré cette année. A droite, tout le monde s’en réclame. François Fillon, dans sa campagne présidentielle, ne cessait de le citer. Le Sarthois avait même remis au goût du jour le fameux «il faut cesser d’emmerder les Français».

Il faut dire que sa présidence, brutalement interrompue par son décès le 2 avril 1974, a tout pour séduire. Dans ces années-là, la richesse française croît de 5,5 % par an en moyenne. Au sein de ces fameuses Trente Glorieuses, la France connaît alors les «Dix Prestigieuses», selon le mot de Bernard Esambert, ancien collaborateur du président de la République et président de l’Institut Georges-Pompidou. Le natif de Montboudif, dans le Cantal, pousse à l’industrialisation presque à marche forcée quand aujourd’hui les politiques de tout bord s’alarment de la désindustrialisation de l’économie hexagonale. Le taux de chômage ne dépasse pas les 1,6 % tout au long de cette décennie. Se référer à Pompidou, c’est évoquer un âge d’or, une France vue comme une Arcadie. «Pompidou représente l’aspiration au bonheur tranquille», résume Guillaume Larrivé, député LR, dans une France encore fortement rurale et aux valeurs plutôt conservatrices d’autant plus raffermies après Mai 68 et auxquelles le normalien agrégé de lettres colle parfaitement.

«Aujourd’hui encore, les Français aspirent à l’optimisme et réclament de la stabilité, de la paix, surtout après la crise des gilets jaunes», poursuit Alain Pompidou, le fils de l’ancien président. «Il savait donner du sens aux choses et donne encore cette image d’un homme politique heureux», ajoute Aurélien Pradié, le député LR du Lot (33 ans) et fervent admirateur du deuxième président de la Ve République, trop jeune pour garder en mémoire des souvenirs de ce mandat. Il monte d’ailleurs une exposition itinérante consacrée à l’ancien chef d’Etat, avec pour fil conducteur «Pompidou et le doute», qui sera présentée dans le Lot dès le 14 juillet et à la questure de l’Assemblée nationale à la mi-octobre.
«Nos racines et la modernité»

Cette année de commémoration est notamment marquée par la tenue d’un colloque jeudi et vendredi, organisé à Paris par l’Institut Georges-Pompidou. Il devait être ouvert par Emmanuel Macron, finalement retenu par une réunion européenne, et sera clos par Nicolas Sarkozy avec Valéry Giscard d’Estaing comme grand témoin. Laurent Wauquiez aura l’honneur d’ouvrir le bal.

Le patron de la région Auvergne-Rhône-Alpes baptisera le grand amphithéâtre du conseil régional du nom de l’ancien président de la République. Un hommage à cet homme né dans la région qu’il préside, mais pas seulement. Alors qu’il était encore président de LR, Wauquiez ne manquait pas de se référer à Pompidou, dont la photo trônait dans son bureau de la rue de Vaugirard à côté du Nœud gordien, son livre de réflexions politiques publié après sa mort et qui vient d’être réédité (1). Même origine régionale, même parcours universitaire – agrégation et Normale Sup –, il n’en fallait pas plus à Laurent Wauquiez pour revendiquer l’héritage.

«On peut à la fois défendre nos racines et la modernité, construire la renaissance de notre pays, mais sur des fondations solides et non sur les ruines de nos valeurs. C’est ce qu’avait si bien compris Pompidou, lui qui était à la fois l’homme du Cantal et du centre Beaubourg, car c’est cela la France», rappellera-t-il lors d’un meeting dans le sud de la France pendant la campagne interne. L’homme, selon lui, est le dernier «à avoir su concilier la vision, c’est-à-dire la capacité à concevoir la France à un horizon de vingt ans, et la relation charnelle avec le pays. Les pieds dans la terre et la tête dans les nuages, c’est la force magique de Pompidou, homme de lettres appréciant tout autant un verre de vin rouge dans un bistrot du Cantal que la poésie et l’art contemporain. Il est le dernier à avoir su réconcilier l’élite et la France populaire». Ce qu’aurait rêvé d’incarner Laurent Wauquiez, qui aura vu se détourner de lui le peuple de droite sans parvenir à séduire les classes populaires soucieuses d’ordre et sensibles aux discours sur la lutte contre l’immigration.
«Doctrine sociale»

«A droite, la référence au gaullisme s’impose naturellement. Sauf que personne ne peut prétendre inscrire ses pas dans ceux du libérateur de la France. En revanche, se réclamer de Pompidou est plus aisé et personne ne peut contester son bilan, alors que celui de Chirac, qui reste malgré tout une référence, est plus contrasté», résume un député LR, selon lequel «tout ça fleure quand même la nostalgie». «Entendre Wauquiez mettre ses pas dans ceux de Pompidou, c’est une énorme blague. Il n’a aucune légitimité. Rien à voir. Pompidou était sincère et plein d’empathie avec les gens. Ce n’est pas le cas de Wauquiez», flingue sous couvert d’anonymat un baron de LR.

«Le seul qui présente quelques similitudes avec Pompidou, c’est Raffarin. Les deux hommes partagent les mêmes origines provinciales, la même rondeur, la même affection pour les gens, et tous les deux avaient en commun cette capacité à prendre des décisions et à mener une équipe gouvernementale», juge le maire de Meaux et ancien patron de l’UMP, Jean-François Copé, ministre à plusieurs reprises dans les gouvernements Raffarin. «Et puis Pompidou a poursuivi ce qui avait été entamé par De Gaulle, c’est-à-dire chercher à ouvrir la base gaulliste aux centristes pour bien asseoir sa majorité. Tout le contraire de ce qu’a cherché à faire Wauquiez. Au bout du compte, il se retrouve à 8 %» aux dernières européennes, note un autre parlementaire LR.

Pour espérer sortir de l’ornière, «LR doit aujourd’hui élaborer une nouvelle doctrine. Le parti peut le faire en s’inspirant de la politique menée par Georges Pompidou en l’actualisant bien sûr», estime Alain Pompidou. «Et surtout en s’inspirant de sa doctrine sociale. Dans un de ses discours face au patronat, il leur avait rappelé qu’une de leurs responsabilités majeures était de faire progresser la société», ajoute le néopompidolien Aurélien Pradié. «Les peuples heureux n’ayant pas d’histoire, je souhaiterais que les historiens n’aient pas trop de choses à dire sur mon mandat», avait répondu Georges Pompidou à une question de Paris Match. Tout l’inverse de LR, où les histoires internes font couler beaucoup d’encre et où, lorsqu’on n’a plus rien à dire, on invoque les mannes de Georges Pompidou.

(1) Le Nœud gordien, de Georges Pompidou, éd Perrin.

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