Le rush sur les pistes du Lioran chaque soir avant la fermeture

« Encore une dernière ! » La phrase du soir au Lioran que l’on entend à l’envi autour des remontées mécaniques.
Outre le flux des vacanciers de février, le temps fort de la saison pour la station,
il y a un autre rush, chaque soir, à quelques minutes de la fermeture : tout un spectacle.
« On aura profité jusqu’au bout ! » Cette maman et ses deux enfants s’avancent sur le tapis roulant des Mouflets.
Ils rejoignent la partie enneigée où petits et grands skieurs peaufinent leur technique débutante jusqu’aux dernières minutes d’ouverture du champ de neige.
Chaque jour, ce tapis est le dernier appareil du site à fermer.
Au Lioran, il y a le rush des skieurs qui gagnent le domaine alpin à la faveur des vacances de février, et il y a un autre rush rituel.
Celui de la fin de journée. Tandis qu’à 17 heures, la station s’apprête à bientôt baisser le rideau, la prairie des Sagnes fourmille d’une foule impressionnante.
« La neige est super, excellente »
Au télésiège du Baguet, fermeture dans 15 minutes. Lancés dans une course contre la montre, les skieurs ne traînent pas aux portiques d’entrée.
« Une ou deux dernières descentes ! », jure Julien. Le Corrézien entame un calcul mental devant l’affichage.
« Le télésiège de la Prairie ferme à 17 h 35 donc il faut qu’on soit là à 17 h 30.
C’est la liaison qui nous ramène à Font d’Alagnon, où se trouve la navette ! Si on le rate, c’est mort car toutes les autres remontées ferment avant. »
Résultat : c’est jouable ! Vite, Julien entraîne sa compagne et son fils, vers l’embarquement.
Derrière eux, des skieurs arrivent à toute vitesse vers le télésiège.
Venus de Charente-Maritime, ils dévalent les pistes depuis 10 heures. « On les a toutes essayées ! », assure Fabrice.
Manifestement, ils ne sont pas rassasiés. « C’est génial ! C’est du plaisir. La neige est super, excellente.
Il y a un peu de poudreuse, un peu de glace mais pas trop », apprécie-t-il.
Plus de 40.000 forfaits vendus à la station du Lioran entre le 23 et 31 décembre
« Les conditions de neige sont idylliques, tout le domaine est ouvert, confirme Laurent Ajalbert, dit « Berthou », chef du service des pistes.
Il y a un seul endroit où l’on est mieux, c’est à Saint-Barth’ car il fait chaud. Mais toutes les places sont prises, même chez Johnny ! »
La plaisanterie toujours au coin des lèvres, le professionnel garde les yeux rivés sur le domaine skiable.
« La dernière, c’est la galère… Non, c’est pas ça ! » Partageant le même humour que son chef, Mathieu Gras peaufine son slogan.
Le pisteur-secouriste vient d’intervenir au télésiège de la Prairie qui ferme dans moins d’une demi-heure.
« La dernière, c’est souvent là où ils se font mal. Car les skieurs, tout à leur enthousiasme, sont moins vigilants ».
Au Baguet, les embarquements continuent de s’enchaîner, même si la file d’attente commence à diminuer.
Du coup, Gilles Malgras, agent d’exploitation aux remontées mécaniques, débute le rangement des filets de protection inutiles à cette heure.
« Les fermetures ressemblent souvent à ça, sourit-il. La semaine prochaine, ça va s’amplifier avec l’arrivée de nouveaux vacanciers. »
Une fusée déboule devant lui, le Corrézien Julien jure de nouveau dans un éclat de rire : « C’est la dernière, cette fois, c’est sûr ! ».
En piste depuis 10 heures, la GoPro, fixée sur la veste de ski, Lucas, de Lyon, se presse aussi.
« On ne veut pas que ça s’arrête », regrette, déjà, l’adolescent de 15 ans qui repart aussitôt avec son frère,
tandis que Sandrine, sa maman, surveille la benjamine qui profite des dernières heures de cours de ski.
On voulait faire la dixième mais on s’arrête à neuf
Yanis, 8 ans, tente de suivre. Mais le portique ne bouge plus.
« Dommage ! », fait la moue le garçon dont le forfait est consommé. « On voulait faire la dixième mais on s’arrête à neuf. C’était notre challenge… »,
rigole le papa, Abdé. Pas grave, la famille est aux anges.
« C’était notre première sortie de la saison, et c’était super ! » se réjouit le skieur qui promet à Yanis et Célina, 12 ans, de revenir…
Une promesse qu’il ne manquera pas de tenir puisqu’ils habitent à Aurillac.
« La dernière, constate amusé, Gilles Malgras, est souvent motivée par les enfants ». Ou par madame… « Une petite dernière ? », interroge Héléna.
Les petits Quentin et Mathis sont prêts mais Jérôme traîne des skis. « J’en ai marre ! », soupire le papa.
La famille, venue de Vienne, glisse depuis 9 h 30, le matin, avec une pause-déjeuner de deux heures.
Mais les moues de sa femme et ses enfants touchent la corde sensible : Jérôme suit… « sur les rotules ».
À quelques secondes près, il aurait pu être sauvé par le gong. Gilles vient de fermer les portiques du Baguet.

Renseignements sur les tarifs, l’ouverture des pistes,
les animations, auprès de l’office de tourisme du Lioran, au 04.71.49.50.08

ou sur le site : http://www.lelioran.com

Chemcha Rabhi

https://www.lamontagne.fr/aurillac/sports/loisirs/2018/02/16/le-rush-sur-les-pistes-du-lioran-chaque-soir-avant-la-fermeture_12741379.html

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