Dix choses à savoir sur le bouleau, sa sève et ses bienfaits, dans le Cantal

Impossible de passer à côté : la sève de bouleau est partout.
Ce nectar, naturel, monte pendant trois à quatre semaines par an, quand la nature se réveille.
Il sort du tronc aussi limpide que de l’eau, et opérerait un véritable ménage de printemps sur l’organisme.

Sur les marchés, sur internet, dans les magasins bio, dans les rayons de certains supermarchés, même : la sève de bouleau a fait une entrée très remarquée ces dernières années,
parmi les alliés détox. Cette année, elle est partout….

Et vous, la connaissez-vous aussi bien que vous le pensez ?
Voici dix choses à savoir où à chasser de son esprit, concernant cette eau venue de l’arbre.

1. C’est une nouveauté

Faux. En Europe occidentale, les bienfaits de la sève de bouleau sont, au moins, connus depuis le Moyen-Âge.
Elle est alors extraite et prescrite par les apothicaires pour soulager les douleurs rénales.

Plus tard, en 1800, le baron Pierre-François Percy, médecin des armées napoléoniennes, influenceur avant l’heure, vante ses mérites pour enrayer tout un tas de maladies de la peau
et pour guérir les rhumatismes, la goutte, les problèmes urinaires et d’autres maladies chroniques.

Quand on y pense, c’est quelque chose de magnifique que la nature nous offre : c’est un élixir aux bienfaits incroyables, que l’on a à portée de main

Nathalie Stuttgen-prel ( du domaine des Cazottes dans le Cantal)

2. Elle est épaisse et sirupeuse Faux.

Quand elle s’écoule du bouleau, sa sève est aussi transparente que de l’eau.
D’ailleurs, c’est une eau, à ne pas confondre avec les sèves d’arbre tels que le pin, ou l’érable.

Transparente au début de sa montée dans le bouleau, au fil des jours, elle a tendance à se troubler, juste avant l’éclosion des bourgeons.
Elle est alors moins agréable à consommer.La sève qui sort du bouleau est limpide, transparente : comme de l’eau de source.

3. Elle doit être consommée diluée ou coupée Faux.

C’est même à l’état pur qu’elle est la plus efficace. Boire l’eau de l’arbre est une tradition dans de nombreux pays, comme au Canada, en Russie, en Lettonie, en Estonie,
où ce geste est entré dans les habitudes des personnes à l’écoute de la nature et de leurs corps.

Pour un effet détox et ré-énergisant il est conseillé d’en consommer un verre (environ 10 cl) par jour, de préférence a jeun, le matin, pendant trois semaines,
sans interruption. A la clé : un effet drainant pour l’organisme, détoxifiant pour le foie, les reins et le pancréas.
La sève de bouleau aurait une très bonne influence sur l’élimination des déchets acides du corps.
Lacto-fermentée, la sève de bouleau est très légèrement effervescente, et rafraîchissante.

4. Elle est calorique

Faux. La plupart du temps, le goût de la sève est plutôt neutre et insipide.
Parfois, en fonction de la nature du terrain où s’élève le bouleau, elle peut avoir un léger goût sucré.
Ses sucres, naturels, mais en très faible proportion, sont très assimilables.

Ainsi, la consommation de sève n’est pas déconseillée aux personnes diabétiques,
par exemple, et elle n’est pas calorique : 100 ml de sève de bouleau fraîche correspond à seulement 20 calories.

C’est le moment de faire une cure de sève de bouleau dans le Puy-de-Dôme

5. Elle peut être consommée toute l’année Vrai.

Mais la sève est dite fraîche au printemps, au moment de sa récolte, puis mise en bouteille sans contact avec l’air.
Si sa récolte est assez facile, sa conservation est plus délicate. À la sortie de l’arbre, la sève ne se conserve que quelques jours (même au réfrigérateur), avant de fermenter.

Plusieurs récoltants, comme le Domaine des Cazottes, dans le Cantal, à Ladinhac, la mettent en bouteille.
Nathalie Stuttgen-Prel en propose deux sortes : une fraîche, en ce moment, au printemps ;
et une lacto-fermentée, qui peut être conservée et donc consommée pendant plusieurs mois. Voire plusieurs années.

« On reconnaît une sève de bouleau fermentée à sa couleur blanchâtre, son goût acidulée ; elle est légèrement pétillante », fait-elle remarquer.
Elle peut également être pasteurisée, pour être conservée.

6. Elle est alcoolisée

Faux. C’est pour sa conservation que certains lui ajoutent de l’alcool.
Mais, naturelle, elle n’est pas du tout alcoolisée.
Elle donne un coup de fouet seulement du fait de sa composition : vitamines (B1, B2, B6, B3, B9 et C),
oligo-éléments, sels minéraux et ses 17 acides aminés dont l’acide glutamique aux vertus dynamisantes,
mais aussi grâce au calcium, au magnésium et au zinc qu’elle contient.

7. Un arbre peut donner cinq litres par jour.

Vrai et faux. Il est compliqué de faire une statistique et donner un « rendement » de sève par arbre.
Tous les bouleaux ne donnent pas la même quantité de sève, en fonction d’un tas de paramètres (le sol, leur enracinement, leur exposition, leur état général…)
Mais un arbre en bonne santé en donne plusieurs litres en 24 heures : c’est certain !Jules Stuttgen prélève plusieurs litres par jour sur les arbres de la famille,
propriétaire et exploitante de bouleaux sur la commune de Ladinhac.

8. Elle épuise l’arbre Faux…

si la récolte est bien faite. En cette période, le bouleau produit plusieurs litres de sève par jour.
Si la récolte est raisonnable, en prélever deux, trois ou quatre litres par jour ne va pas du tout l’épuiser.
Les récoltants comparent parfois cette récolte à une prise de sang, chez l’homme.

En revanche, il convient de toujours reboucher le trou, fait dans l’écorce, pour permettre la cicatrisation de l’arbre.
Sans ça, l’écoulement infini et « dans le vide » peut effectivement finir par épuiser l’arbre, et surtout permettre à des corps étrangers (des insectes, des bactéries),
d’aller s’y loger et d’altérer l’arbre en profondeur.
Une fois la récolte terminée, il faut bien veiller à reboucher le petit trou fait dans l’arbre en y glissant une petite cheville de bois.

9. Les bienfaits sont immédiats Vrai et faux…

Ils sont rapides,
mais il faut compter trois semaines de persévérance et ne pas oublier sa cure en cours de route !

« La sève de bouleau doit être prise en cure d’au moins trois semaines.
Sinon, ça ne sert pas à grand-chose. Le corps humain est soumis à un cycle de 21 jours.
Notre corps a donc besoin de ce temps, pour intégrer les bienfaits de la sève de bouleau.
Des effets qui seront là. Mais au bout de trois semaines… », prévient Sonia Fernandez, responsable du magasin La Vie Claire à Aurillac.

« La sève de bouleau, c’est un peu la vidange pour le corps humain.
Je fais souvent ce parallèle pour expliquer aux personnes qui s’interrogent sur une cure de sève de bouleau :
quand vous emmenez votre voiture faire sa vidange c’est pour qu’elle fonctionne mieux.
Vous n’attendez pas qu’elle ne fonctionne plus : vous le faites avant les problèmes.
Là, c’est pareil : pour en apprécier tous les bienfaits, il faut le faire en préventif.
Et puis après, c’est reparti : ça re-fonctionne

Sonia Fernandez (Responsable du magasin La Vie Claire à Aurillac)

10. On ne la trouve qu’en bouteille Faux. Dans le Cantal, de plus en plus de personnes, convaincues du pouvoir de la sève de bouleau
se sont lancées dans sa récolte, sa mise en bouteilles, voire sa transformation.
Nathalie Stuttgen-Prel du domaine des Cazottes propose la sève de ses 400 bouleaux en bouteilles : fraîche ou lacto-fermentée.

Elle s’est également rapprochée du lycée agricole Louis-Mallet, de Saint-Flour, pour mettre au point deux savons, à la sève de bouleau,
sur une base à l’huile d’olive. La sève de bouleau entre dans la composition d’un savon « tout doux » imaginé par Nathalie Stuttgen-Prel

Sauver sa peau grâce à la sève fraîche de bouleau bio, récoltée dans le Cantal et le Puy-de-Dôme

Quant à Pauline Bony, de la marque Saeve, originaire de Mauriac, elle a lancé toute une gamme de produits cosmétiques
et de soins à base de la précieuse sève de bouleau, récoltée dans les forêts du Cantal et du Puy-de-Dôme.

Marie-Edwige Hebrard
Photos : Dorian Loubière

Domaine des Cazottes, à Ladinhac. Téléphone : 06.87.08.39.52. Vente sur internet : http://www.domaine-des-cazottes.fr
(compter 15 € la bouteille de 75 cl de sève lacto-fermentée).
En vente aussi à la BioCoop-L’arbre à Pain, à Aurillac.

https://www.lamontagne.fr/aurillac-15000/cantal/dix-choses-a-savoir-sur-le-bouleau-sa-seve-et-ses-bienfaits-dans-le-cantal_13531215/

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