Un-chasse neige sur rail exceptionnel a deneigé la gare du lioran

https://www.lamontagne.fr/aurillac/environnement/cantal/2019/01/31/un-chasse-neige-sur-rail-exceptionnel-a-deneige-la-gare-du-lioran_13123556.html

il ne sort presque jamais de son hangar à Aurillac, et pour cause : cette locomotive spéciale est faite pour déneiger quand il y a plus d’un mètre de poudreuse. Exceptionnellement, ce mercredi 30 janvier, elle est venue faire un tour au Lioran. Et ça décoiffe.

De loin, à l’arrêt, c’est une locomotive classique. Un peu âgée, certes – le châssis a 85 ans – mais toujours fringante. Puis les deux turbines se mettent en route, grignotent la neige et la propulsent au loin. Dessous, la cabine devient invisible, cachée derrière un nuage de poudreuse qui monte à plus de dix mètres.

Utile à partir d’un mètre de neige.

Parler de la « CNS », pour « chasse-neige spécial », à un cheminot, c’est faire vibrer la corde de la passion. Derrière l’épais pare-brise de l’antique machine, les yeux de David Lhuilier brillent tandis qu’il manipule les commandes qui permettent à la fois de diriger l’ensemble et de contrôler les deux turbines.Photo Thierry Degrandcourt

Le concept est relativement simple : les deux turbines situées à l’avant de la locomotive se mettent en marche, et envoient la neige sur le côté. D’une main, le cadre, basé à Aurillac, tourne deux manettes, épaisse : « C’est ce qui permet de diriger la neige vers la droite ou la gauche, s’il y a une habitation par exemple. » De l’autre côté, un cadran, pour la vitesse des turbines.

Décidément, le déneigement des voies au Lioran a le vent en poupe ces derniers jours. Car une vidéo du chasse-neige classique s’est largement répandue sur le Net récemment, montrant une scène quotidienne de la station cantalienne : le passage de 5 h 30.

« On voit parfois des vidéos de ce type qui viennent du Canada ou des Etats-Unis. Mais le public ne se rend pas forcément compte que cela existe aussi en France… », sourit Gérald Morel, spécialiste au niveau national de la question, pas avare en souvenirs d’enfance cantaliens mêlant neige et rail. Et, visiblement, pas peu fier de voir la vidéo circuler au-delà du Lioran…

Au milieu, les commandes du train, pour gérer la vitesse. À distance, car les 830 chevaux de la locomotive ne permettent pas de faire tourner les deux hélices et de faire bouger l’engin : c’est soit l’un, soit l’autre. Car coté turbine, « la neige peut peser entre 50 et 700 kg au mètre cube, précise Gérald Morel, spécialiste en déneigement à la SNCF. Alors derrière, un autre engin, 1.400 chevaux, est chargé de la pousser, pendant les opérations de déneigement. Seulement quatre en France

Des opérations plutôt rares : ce CNS est l’un des quatre en fonctionnement sur le territoire français. Deux autres sont à Chambéry, un autre à Besançon. Et il sort rarement, car il est utile à partir du moment où il y a plus d’un mètre de neige, et jusqu’à 2,50 m. Par rapport à la lame, l’avantage est simple : il envoie la neige plus loin, elle ne retombe pas sur la voie après son passage

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